A tous ceux qui sont partis le sac au dos…

Boris Vian n’écrivait pas ces lignes en hommage aux voyageurs solitaires qui d’un revers de main tirent le rideau sur le morne quotidien qui les affligent mais pour ceux qui sont obligés de le faire. Toutefois même si je ne pars pas à la guerre, je vais livrer ma propre bataille; celle contre mes démons. De Daudet à Cervantès il n’y a qu’un pas. Voici mes lettres; bientôt apparaîtront les moulins.

Une fuite? Peut-être… Mais ne vaut-il pas mieux une réponse qu’une solution, aussi insatisfaisante soit-elle?

S’exalter de légèreté, se sentir capable de briser chaînes et boulets. Nous sommes tour à tour prisonniers et matons; laisant nos peurs et nos angoisses nous envahir et voiler nos désirs. Les gens qui vivent comme des ombres n’auront que l’ombre du bohneur (dixit…). Je pars, mais je n’abandonne rien; ni personne, je continue ailleurs quelque chose qui ne peut plus pousser près de ses propres racines.

Dilletantisme et inconséquence ont toujours été intrinsèque à ma personnalité; je me laisse porter au grés du vent, défiant le mistral telle une fourmi au milieu de buildings baobab, arrêtant mon regard sur ce qui touche mon pauvre coeur Ophélien.

Loin d’être une égotiste refoulée, une philaute, une autolâtre… je suis une empiriste passionnée. Et de nouveau sur la route à la recherche de moi-même, je me languis de ces saveurs nouvelles, tout en craignant le goût âpre qu’elles laissent parfois.

Mais n’est-ce pas cela que le sentiment d’être en vie? Vivre le pire et le meilleur sans regrets. Paradoxe entre plénitude et vacuité.

 Le coq reste muet face aux premières lueurs de l’aube. Devenant vagabond vespéral, il est désormais le seul à remonter l’horloge pour décider du jour qui se lève et s’endort.

 

Commentaires:

4 Réponses à “A tous ceux qui sont partis le sac au dos…”

  1. Vicente
    Vicente écrit:

    Hello miss !
    Comme je te comprends (à part le coup des lettres de monmoulin :D la j ai pas tout saisit je vais relire), tu sais qu’en moi aussi les idées de s’arracher à quelque vie infertile pour partir tres loin vont bon et moyen train, je commence par remonter a paris qq temps mais je viendrai aussi te voir ce tantot!

    Suerte y fortuna en camino!

    Vicente de la red

  2. fanny
    fanny écrit:

    coucou
    j’espère que tes premiers jours se pasent bien???
    Voilà je débute sur ton blog pleins de bises en attendant tes news

  3. fanny
    fanny écrit:

    Quel beau texte…

  4. Rémi
    Rémi écrit:

    Puisses-tu trouver là-bas ce que tu cherchais et que l’on n’a pas pu t’offrir ici.

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