Hapax existentiel

Le plus petit bout de papier que j’ai jamais tenu entre mes mains associé à un stylo feutre dont la pointe trop épaisse bave sur cette feuille buveuse d’encre; est un défi à ma prose effervescente.

J’écris sur un ticket de caisse à la façon overseas telegram.

Désormais devant et derrière le comptoir, je vis mes errances nocturnes en deux temps. Sorte d’effet miroir.

Entourée d’alcools sans qu’ils ne m’ennivrent.

Ivre d’une sobriété si particulière qu’aucune métaphore ne séduit suffisemment mes pensées pour la retranscire.

Comme une peur d’enlever du lyrisme en m’y adonnant trop…

Parfois la simplicité des jolies choses est tellement évidente qu’elle semble factice. Trahison de l’esprit sur le coeur.

Face à face, le taureau et le coq s’observent tels deux adversaires sur un ring. Cherchant les failles de l’un; chez l’autre; tentant d’ignorer cette gémellité intestine; désarmante; cette dualité absconse. Et le clocher des tourments lance alors le tocsin au son duquel ces deux penseurs s’unissent dans l’étreinte guerrière qui trouble leur rencontre d’un affrontement vaniteux. Un souffle. Ahanement désespéré de la fierté et de l’orgueuil qui s’évanouissent.

 

Commentaires:

2 Réponses à “Hapax existentiel”

  1. El escogido
    El escogido écrit:

    Aujourd’hui, trêve de babillages verbeux, une petite plaisanterie scabreuse à souhait :

    Le Roi dit au taureau : « Taureau, tu es chanceux, toi tu rentres entier dans l’arène ».
    Le taureau répond : « Oui, mais Roi, toi tu n’es sorti qu’une seule fois en sang de la Reine ».

    Ton esprit fleur bleu va-t-il comprendre tout de suite ?

    Bises petite sœur.

  2. divagationsducoqetdutaureau
    divagationsducoqetdutaureau écrit:

    J’ai compris et je ris haut et fort de ce mot bien cocasse cher Escogido.
    Et tu en conviendras ne manque pas tant que cela de verbiage étant lui même hapax au sens premier de l’acception du terme. Je ris beaucoup depuis quelque temps de ces discours pompeux que l’on trouve facilement sur le web dans les salons litéraires où les joutes verbales sont d’un pathétisme désastreux et de fait j’aime laisser divaguer ton esprit dans cet espace où, tout est permis; ceci avec une grande satisfaction de rejetter au loin le consensuel et l’onanisme intellectuel.

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